sculpture - arts mélangés
création, outils artistiques
une façon de sculpter
compagnonnage.s


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prochaines dates :
> Fuse - résidence - Les Eclats, pôle artistique de danse contemporaine à La Rochelle (17) - Du 13 au 17 mai 2019
> Fuse - expérimentation publique - Les Eclats, La Rochelle (17) - Jeudi 16 mai 18:30-19:30 2019
> Botanique - dessin, rencontres autour d’une intimité - Musée national de la marine - Ancienne école de médecine navale de Rocefort - Vendredi 24 mai 2019
> Sur un paysage, un paysage, opus 3 - Tourbière de Lajo - Interstices, Conservatoire des sites de Lozère et Communauté de communes de Lajo - Du 13 juin au 1er septembre 2019
> Botanique - dessin, rencontres autour d’une intimité - Musée national de la marine - Ancienne école de médecine navale de Rocefort - Vendredi 28 juin 2019

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Création : Evous


Fuse

Fuse, création 2019
Fuse, création 2019

Duo danse et dessin sonore

Gilles Viandier, danse
Denis Tricot, dessin sonore projeté

Le dessin et la danse ensemble fabriquent un spectacle à vue du public
Le bruit des graphites, pastels, fusains sur le papier, le silence de l’encre, le souffle du corps, la voix et les frottements de la danse font la musique
Il y a aussi table sonore, caméra et projecteur vidéo
La danse rencontre le dessin sur le mur, joue le dedans/dehors de cette fraction d’espace envahi par traits-taches-couleurs
La peau s’offre en écran, crée de multiples plans entre réel et projeté
La peau invente ses ombres
Troubles et sensations


« C’est une conversation à laquelle on assiste, presque un combat. Le dessin semble s’imprimer dans la chair. Le danseur trouve sa place sur la feuille, y modifie les rapports de force. C’est terriblement touchant. » Thomas Adam-Garnung, septembre 2018

Le lieu de la danse

Observer les lignes se courber et en réaction dés-aligner les segments du corps, sentir le frottement du pastel sur le papier et sur la peau, transcrire ce contact sonore à l’espace. Voir le dessin surgir de l’énergie des mains métamorphosant la page blanche et offrir du volume et de la chair à ce palimpseste incessant qui brouille les premiers traits...
Depuis Le Mystère Picasso captant le dessin du grand maître en train de se faire, jusqu’à la performance collective Human Writes de William Forsythe à laquelle j’ai participé à Berlin pour le festival Tanz im August 2010, la fascination pour le dessin en train d’être composé et les gestes qu’il engendre nous fait plonger dans les arcanes de la création.
Ici avec Fuse (fusain - fuser - fusion - frémissement), en résonance aux points et
lignes sur plan︎, surgissent en gros plan l’ondulation des muscles, plis, poils, cheveux,
rides, courbes de la colonne, agencements musculaires, expressivité infinie de la main, jeu sur les surfaces, tatouages libres et mouvants, troubles des contrastes dans la lumière, accent du fusain qui fait tressaillir, lignes accumulées qui complexifient le plan, sanguines qui scrutent la peau, encres colorées en écho aux fluides corporels... la panoplie de Kandinsky réinventée dans l’action performative et la complicité du duo avec Denis Tricot reliées à l’intérieur d’une longue pratique des courbes sonores et des vibrations plastiques.
Gilles Viandier février 2018.

La projection crée l’espace pour la danse

Fuse met en jeu un dessinateur et un danseur, tous les 2 en action. Le dessin qui se construit est projeté sur une surface, écran, mur, plancher, plafond… Le danseur, torse nu, danse dans l’image où il se retrouve éclairé et où il rencontre les mains filmées du dessinateur. Elle peuvent danser avec lui. Jeu sur l’échelle, jeu entre le réel du corps et l’image du dessin et des mains. Réel, apparition, présence, le corps du danseur existe même hors de l’espace de la projection, dans ce noir relatif qu’elle provoque. Et aussi l’ombre du corps peut venir là tout recouvrir de son noir ou trace en s’imprimant sur l’écran la forme d’une tête, d’un bras, d’un torse.
Jeu sur l’échelle. Où est le réel ? Dans l’ombre, dans le dessin qui l’entoure, dans la main qui dessine effacée en partie par l’ombre ? Le corps danse. Il passe dans le faisceau du projecteur. Sur lui s’inscrit les taches et les lignes du dessin. Tatouages toniques, scarifications éphémères. La main qui dessine vient recouvrir la peau du danseur de sa couleur et de sa masse énorme. Le corps est écran dansant. Jeu avec les plans réel et projetés, les surfaces, le devant, le derrière, jeu avec ce qui est là et ce qui est au-delà de là. Qu’est-ce que je regarde, qu’est-ce que je vois ? Qu’est-ce qui est montré, caché ? Et cette ombre là, est-elle le double de ce corps là ? Et que montre-elle de lui ? Est-elle son monstre ? Et que cache/montre-t-elle du dessin ?
Denis Tricot mars 2018

Calendrier :

- Novembre 2017 : 4 jours de premières explorations à Mortagne-sur-Gironde en
partenariat avec l’Association Estu’Art (17)

- 15 au 21/07/2018 : Résidence à La Station, Reillanne (04). Temps public dans le cadre de Résiliences ! Rencontres art action et performance

- 19 au 24/10/2018 : résidence au Ciel de Royan (17). Expérimentation publique le 21 à 18h.

- 11 au 18/06/2019 : Résidence et création à l’Abbaye de Trizay (17), dans le cadre de la résidence d’artiste associé de Denis Tricot.

- 13 au 17/05/2019 : Résidence aux Eclats, pôle artistique pour la danse contemporaine en Nouvelle-Aquitaine. Expérimentation publique dans el cadre de Premier regard, le 16/05/2019 à 18h30.

Création le 1er juin 2019 - Festival Pachy d’Hèrmes (60)

Partenaires
Abbaye de Trizay (17), Association Estu’Art (17), La station à Reillanne (04), le Ciel de
Royan (17), Les Eclats pôle artistique pour la danse contemporaine en Nouvelle Aquitaine.
Promenade d’Artiste est conventionnée par la Région Nouvelle Aquitaine. Mortagne-sur-Gironde (17) met à disposition l’Etoile, base pour l’expérimentation artistique. Denis Tricot est artiste associé à l’abbaye de Trizay (17).